Altigraph

Altigraph · Lire un profil altimétrique

Lire le profil altimétrique d’une course avant le jour J

Tous les sites de course en montrent un : une ligne dentelée, la distance en bas, l’altitude sur le côté. La plupart des gens y jettent un œil, repèrent la grosse bosse et passent à autre chose. Bien lue, la même image dit où la course se joue, où se retenir, et où un effort régulier double tous ceux qui n’ont pas regardé. Voici comment la lire en cinq minutes, et ce que l’image ne dira jamais.

Vous avez le GPX ou le lien Strava de votre course ? Déposez-le ici : le profil, les montées découpées en sections et les 100 m les plus raides, dans votre navigateur, sans compte.

Ouvrir Altigraph

Commencer par trois chiffres, pas par la forme

  1. Le dénivelé rapporté à la distance. Divisez les mètres de montée par les kilomètres : des mètres grimpés par kilomètre. C’est le seul chiffre qui dit si un parcours est plat, vallonné ou montagneux, et il permet de comparer deux courses de longueurs différentes. Une course que vous connaissez déjà est la meilleure référence : calculez son rapport une fois, chaque nouveau parcours se lit ensuite par rapport à elle.
  2. Où se trouve le dénivelé. Les mêmes 400 m de montée ne font pas la même course s’ils sont tous dans les 5 premiers kilomètres, répartis régulièrement, ou empilés dans le dernier quart. Une montée tôt pousse à brûler ses cartouches avant le plat ; une montée tard punit ceux qui ont couru le plat trop vite. Notez le kilomètre du sommet de la dernière vraie montée : c’est là qu’on peut enfin tout donner.
  3. Les 100 m les plus raides. Une pente moyenne cache des murs. Une montée qui fait 5 % de moyenne mais contient un passage à 14 % ne se court pas comme un 5 % régulier : sur ce passage, courir peut être plus lent qu’une marche rapide. Savoir où est le mur, et qu’il est court, c’est ce qui permet d’y rester calme.

Altigraph donne les trois tout de suite : dénivelé total et distance dans l’en-tête, le tableau des sections avec le kilomètre où chaque montée commence et finit, et pour chacune la pente moyenne et les 100 m les plus raides. La page sur les profils GPX explique comment le dénivelé est calculé et pourquoi le chiffre de l’organisateur est en général un peu plus haut.

Pourquoi l’image exagère

Un profil altimétrique n’est jamais à l’échelle. L’axe horizontal couvre des kilomètres, l’axe vertical quelques centaines de mètres : pour que quelque chose se voie, la verticale est étirée, souvent d’un facteur dix ou plus. C’est pour ça qu’une pente à 4 % ressemble à un mur sur le dessin, et que le même parcours a l’air brutal sur un site et doux sur un autre. Lisez la pente en pourcentage, jamais l’angle du trait. Une pente à 8 %, c’est 8 m gagnés tous les 100 m parcourus, quelle que soit l’allure du dessin.

Deux autres choses déplacent la forme sans changer le parcours. Le lissage : chaque outil filtre le bruit du GPS avant de dessiner, et chacun filtre à sa façon, si bien que de petites bosses apparaissent sur un profil et disparaissent sur un autre. La source de l’altitude : un parcours dessiné en ligne porte des altitudes de modèle de terrain, lisses et cohérentes ; une trace enregistrée par une montre porte celles du capteur, avec ses tremblements. Aucune des deux n’est la vérité, et l’écart entre elles peut dépasser la hauteur d’une petite côte.

Le profil est une carte de l’effort, pas un dessin à admirer : survolez-le, lisez les chiffres sous votre doigt, et oubliez la forme.

Transformer la courbe en sections, et les sections en plan

Personne ne court un profil ; on court une suite de morceaux. Coupez le parcours là où la pente change de signe et donnez à chaque morceau une seule intention :

Puis écrivez le plan sur le parcours lui-même : « km 6 à 8, montée, se retenir ; km 8 à 11, descente, relâcher les épaules ; km 14, le mur, 300 m, marcher s’il faut ; à partir du km 15, tout donner. » Le tableau d’Altigraph vous donne ces repères kilométriques, et l’image du profil à partager tient sur un écran de téléphone, ou sur un bout de sparadrap sur l’avant-bras.

Comparer, ne pas deviner

Un profil ne parle que face à un autre que l’on connaît. Chargez la course du mois dernier et celle que vous préparez côte à côte : même dénivelé total, mais où se trouve-t-il ? Même distance, mais de combien le pire passage est-il plus raide ? Altigraph compresse le profil entier dans son lien : deux onglets suffisent pour comparer, et le lien s’envoie à un partenaire d’entraînement sans fichier ni compte.

Cinq vérifications la semaine d’avant

  1. Les mètres grimpés par kilomètre, et ce que ça vaut face à un parcours que vous connaissez.
  2. Le kilomètre où culmine la dernière vraie montée.
  3. Les 100 m les plus raides : où, sur quelle longueur, à combien.
  4. La plus longue descente, et ce qui vient juste après.
  5. Tout faux plat de plus d’un kilomètre.

Écrivez les cinq réponses. Le matin de la course, elles valent plus que n’importe quel tableau d’allures, parce qu’elles parlent de ce parcours et d’aucun autre.

Prêt à lire le vôtre ? Déposez un GPX, un FIT ou un TCX, ou collez un lien de parcours Strava.

Voir le profil de ma course

Publié le 21 septembre 2026. La façon dont Altigraph découpe un parcours en sections (pente glissante sur 100 m, seuil de 1,5 %, morceaux de moins de 150 m fusionnés) est décrite sur la page du profil GPX et dans les questions de la page d’accueil.